Li o post do Nuno sobre a alegada colaboração de Günter Wallraff com a honeckeriana Stasi. E eis que me vejo de novo atacado pelo insidioso déjà vu. Mas, desta vez, sem grande mistério. O facto é que já há pelo menos 10 anos que vou lendo notícias sobre este tema; sem que novos factos ou sequer novas interpretações lhe venham trazer relevância acrescida.
Parece que o Die Welt veio ressuscitar o caso. Só que, pelo menos pelo que leio no Libération, nada se acrescenta a outras referências já com bolor de tão velhinhas...
Que os alemães tenham contas internas para ajustar com Wallraff, tomo como possível e até provável. O que já não entendo muito bem é a razão de tantos ecos nacionais em resposta a alarido tão antigo.
Aqui fica um artigo mais ponderado sobre este affaire:
"L'un des plus célèbres journalistes allemands d'investigation, Günter Wallraff, est fiché comme « collaborateur officieux » (IM) dans les archives de la Stasi, selon le quotidien Die Welt. Le journaliste se dit, lui, victime d'un « appel au meurtre »
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Célèbre notamment pour son enquête réalisée en se glissant dans la peau d'un travailleur clandestin turc en RFA, l'auteur de « Tête de Turc » a travaillé entre mai 1968 et décembre 1971 sous le nom de code de « Wagner » et était rattaché au département X de l'ancienne police secrète est-allemande, la cellule en charge de la désinformation, selon Die Welt qui publie un fac-similé de la fiche de Günter Wallraff. Un rapport de 1976 dressant le bilan de sa collaboration juge sévèrement ses qualités d'informateur, bien en dessous « de ses possibilités ». Mais voilà, ce document n'apporte en fait rien de nouveau, selon l'Office chargé de la gestion des archives de la Stasi. Déjà en 1998, l'Office avait averti qu'on ne pouvait tirer la conclusion d'une collaboration volontaire de Wallraff avec la Stasi à partir de ces fiches. Le journaliste qui se dit lui victime d'une « campagne d'appels au meurtre » a toujours nié avoir « collaboré sciemment avec des agents de la Stasi ». Rappelant que Die Welt appartient au groupe de presse conservateur Springer, auquel Wallraff s'était attaqué dans les années 1970 - en dénonçant les pratiques journalistiques de son fer de lance, le quotidien populaire Bild Zeitung -, le journal Berliner Zeitung se demandait hier s'il ne s'agissait pas là de « vieux règlements de comptes ». Dans tous les cas, « l'affaire Wallraff pose la question de savoir à partir de quand un interlocuteur occidental de la Stasi peut être accusé d'en avoir été un informateur : lorsqu'il a été fiché en tant que tel, ou lorsqu'il a signé une déclaration d'engagement », souligne le Berliner Zeitung dans son éditorial. "
© Dernières Nouvelles d'Alsace, Mercredi 13 Août 2003